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Articles personnels des consultants Planilog

Avez-vous assez de culture pour encore vous adapter encore longtemps à la planification?

 

culture
Accroître sa culture pour prolonger sa vision du monde

A quoi sert la culture ? Au-delà du plaisir de se confronter à différentes formes d’expression, la culture agrandit la perception que nous avons de notre environnement.  Grâce à cette accroissement d’unités de perception et de connaissances,  notre capacité à nous adapter va s’accroître. La culture va accroître notre vision du monde et la réserve d’outils pour faire face.

 

Planifier est une forme de culture. Donc chaque être humain planifie chaque jour ses activités de sa naissance à sa mort. Notre corps est planifié pour manger à des heures déterminées, dormir, etc. L’esprit est là pour déterminer des stratégies de survie.  Mais c’est la qualité  de notre planification, nos choix, qui feront la qualité de notre vie. La culture est un outil indispensable pour atteindre son meilleur niveau, sa plénitude.

Ferdinand de Saussure a établi la distinction entre le signifiant (contenant) et le signifié (contenu).

Simondon a formalisé le transfert d’une unité de connaissance à un autre système de connaissances avec le concept de transduction.

L’idée est d’extraire un concept performant de chaque élément de culture rencontré et de l’appliquer à son environnement pour s’adapter chaque jour à un monde en perpétuelle évolution. Par exemple, une action(a) se fait dans un lieux(l) à un temps (t) et dans certaines conditions(c).  L’abstraction de pouvoir appliquer a-l-t-c à toute activité lambda exprimée. Ainsi ʎaltc.planifier s’applique à toutes les activités.

Dans ce sens, chaque élément de culture vaut un autre élément pourvu qu’on sache en extraire l’essence. Il n’y a pas de culture supérieure et de culture inférieure quand on aborde la problématique objectivement. Critiquer telle chaîne de télévision ou tel auteur ne sert à rien. Il s’agit d’en extraire l’essence et passer à autre chose. Sans doute, certains éléments s’absorbent plus vite. Ce n’est pas pour cela qu’ils ne servent pas à la construction de l’individu. La culture est une véritable économie neuronale. Chaque élément agrandit le réseau. Tout élément, simple ou plus élaboré compte !

Chacun se doit de chercher des outils dans la culture, toute culture. Une fois l’outil compris et assimilé, il s’agit d’en chercher une application dans la vie quotidienne.

Camus, dans ses carnets, non sans humour que Kierkegaard fait peser une terrible menace sur Hegel : lui envoyer un jeune étudiant lui poser une question ! Ceci signifie que tout système doit pouvoir servir sur un plan pratique sinon, par définition, est inutile. L’objectif est bien de trouver une petite pépite d’or pour soi, pour sa représentation dans un amas de culture.

Sans ces pépites, un individu sera bloqué à son « horloge culturel » à un moment précis de sa vie. Il n’évoluera plus ni sur un plan personnel ni sur un plan professionnel.  La capacité de transformer sa culture (connaissances, expérience) en outils nouveaux se mesure quasiment à l’année près suivant le domaine et l’individu concernés.  C’est le point d’arrêt de l’adaptation d’un individu dans le temps. Sa perception et ses actions ne seront plus en adéquation avec le présent qui se déroule autour de lui.

Il s’agit de constamment se remettre « à la page ».

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Synchronisation ou travailler ensemble ?

Workflow
Planilog ouvre la voie pour travailler ensemble sur un projet

Planilog Web Gantt APS est un puissant système de planification, d’ordonnancement, de workflow et de BI.

Ceci étant dit, tout système n’aura la puissance que des personnes qui l’utilisent. 

 

 

 

Pour qu’un système comme Planllog fonctionne, il faut :

– des données fiables

– une équipe qui communique entre elle

Les données sont vérifiées par des êtres humains.

Les grands décisions sont prises par des êtres humains.

Puis seulement Planilog Web APS peut lancer un calcul et/ou un traitement avec des milliers, voire des millions d’informations, optimiser les contraintes,  restituer le résultat pour des milliers d’utilisateurs en ligne

Le mot « synchronisation » intervient :

– pour que les activités soient correctement groupées en planification  pour l’optimisation des contraintes

– pour que les ressources soit en adéquation avec les activités

-pour que chaque membre humain du projet communique avec chaque autre membre clé de l’équipe pour la réalisation d’une activité

Dans un projet de planification au sens général la synchronisation va s’appliquer à :

– l’organisation du projet en équipe

-la réalisation physique du projet, sa mise en oeuvre

– la gestion au quotidien de la planification pour organiser les ressources et activités

Planilog apporte un puissant logiciel  APS et logiciel de workflow. Mais in fini, c’est toujours l’humain qui fera la réussite ou non du projet !

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Nu Descendant un Escalier, Marcel Duchamp, les échecs et la planification

Le Nu Descendant un escalier est la dame aux échecs. L’art de Marcel Duchamp est planifié comme ses nuits sur les échiquiers.

On ne peut comprendre le Nu Descendant un Escalier de Marcel Duchamp sans connaître la vie de Marcel Duchamp. Il planifiait sa vie, son oeuvre. La journée, artiste, la nuit joueur d’échecs. La représentation mentale est le point commun. Créer, c’est également planifier, en art comme aux échecs et dans notre vie, au quotidien.  Au contact des utilisateurs de Planilog Web APS, nous avons découvert que chaque personne a une modélisation différente de la planification comme aux échecs et en art comme l’a montré Marcel Duchamp à travers son oeuvre.  La difficulté qui s’y ajoute est que cette modélisation est souvent partiellement ou totalement intuitive. L‘utilisateur se trouve souvent devant l’incapacité de construire son modèle de planification seul face à l’outil : quelles ressources représentées, quelles activités planifier, la granularité de la planification(minutes, heures, jours) et bien d’autres facteurs.  Même si la documentation est complète et l’outil intuitif, cela ne modifie pas la difficulté.

La capacité d’abstraction demandée pour modéliser sa façon de planifier donc organiser sa vie professionnelle et personnelle est extrêmement ardue. En effet, il s’agit non seulement de prévoir les éléments maîtrisables mais également les imprévus !  De la panne de voiture le jour de départ en vacances au manque de matière pour produire un article, la vie ajoute l’aléatoire au rationnel !

Il s’en suit que statistiquement, sur les milliers de personnes de toutes les activités humaines avec lesquels nous sommes en relation,  peu ont l’aptitude innée de construire des modèles de planification. La démarche est complexe : il s’agit en premier lieu de pouvoir représenter sa façon de penser et de travailler d’une manière fonctionnelle. Ce modèle fonctionnel doit être en premier lieu traduit dans un langage mathématique : nombre de ressources, nombre d’activités, quantification des temps de réalisation et quantification des contraintes en général. Puis une fois ce travail de modélisation quantitative effectué, l’utilisateur doit le traduire dans le modèle générique de Planilog Web APS avec le guide d’utilisation ou d’une manière intuitive s’il a des facilités dans la manipulation informatique.

Pour réaliser ce travail de modélisation, il faut donc être créatif dans l’organisation de la représentation conceptuelle à réaliser : organiser, anticiper et mettre en oeuvre.

Marcel Duchamp jouant aux échecs
Marcel Duchamp jouant aux échecs

Dans ce cadre, établir une  proximité avec l’anticipation demandée aux  joueurs d’échecs(ordonnancer) et les plans de l’artistique ( imaginer des représentations) nous a semblé opportun. Nous parlons ici de joueurs d’échecs et d’artistes produisant des résultats au-delà de l’amateur moyen ou du débutant, bien entendu.

L’aptitude d’imaginer le mouvement des objets, leurs combinaisons et leur ordre est commun à tous. En faire un art ou un métier est plus rare. Marcel Duchamp(1887-1968)  fut à la fois peintre et joueur d’échecs, entre autres. Cette double carrière va révolutionner la pensée du XXième siècle. La double aptitude de Marcel Duchamp va également nous permettre d’appréhender la difficulté de modéliser dans le domaine de la planification.

Pour comprendre l’innovation, partons des échecs. La pièce maîtresse demeure sans conteste la dame, la reine. Au départ, aucune femme n’était présente sur un échiquier en Inde, en Perse ou dans le monde Arabe.

L’émergence de la femme sur un échiquier a  atteint une place moderne sous Isabelle de Castille comme écrit par Lucena en 1497, lui même entré dans l’histoire des échecs avec une position célèbre. En effet, le jeu des échecs, jeu royal avant de devenir populaire, ne pouvait ignorer la femme sous le règne d’une Reine. Jouer aux échecs était réservé à une classe sociale très élevée avant de devenir un jeu populaire.

Pour un joueur d’échecs, la dame nourrit tous les fantasmes car ses possibilités de déplacements sont la somme  des facultés de plusieurs autres pièces : pion, fou, tour, roi. Elle est un tout inaccessible. L’aspect inaccessible par la complexité est bien ce qui préoccupe le joueur à chaque coup : se représenter la situation mentalement : évaluation, plan, mise en oeuvre de variantes, imaginer des combinaisons, mise en oeuvre, historique de la position et bien d’autres facteurs.  En planification sous contraintes dans le monde de l’industrie et des services, les situations sont bien plus complexes !

Pour un esprit découvrant les échecs modernes au début du XXième siècle, le pas vers la nudité n’est pas loin. Il s’agit de sa propre nudité face au chaos apparent qui nous entoure symbolisé par la nudité physique inaccessible.   A partir de 1910 environ, L’hyper-modernisme aux échecs est en cours de conception à travers des joueurs d’Europe de l’est comme Reti, Tartakover et Nimzovitch. En 1912, l’hyper modernisme n’est pas modélisé mais l’époque romantique est dépassée. Le monde et le jeu sont devenus déjà trop complexes pour de simples démarches intuitives. Désormais un joueur doit imaginer un grand nombre de possibilités avant de jouer dans une position donnée. Une importance fondamentale est accordée au mouvement des pièces,  à l’espace qu’elles occupent et les déplacements possibles. L’époque de Philidor qui limitait le mouvement des pièces derrière les pions est révolue. Le mouvement des pièces en imagination devient l’aptitude centrale d’un joueur d’échecs. Le joueur voit toutes les pièces bouger en imagination devant lui. Imaginer, se représenter chaque position, créer, calculer mathématiquement, évaluer poussent les échecs dans un domaine où l’art et les mathématiques se rejoignent.

La révolution est ainsi en cours. La partie d’échecs n’est plus créée sur l’échiquier mais dans l’imagination du joueur. La reine, ayant le plus de mouvements possibles est celle qui va mobiliser le plus l’esprit. C’est la seule femme sur l’échiquier et ses possibilités font rêver voire fantasmer. Le mouvement imaginaire remplace l’objet statique: l’oeuvre réalisée est déjà dépassée. Seule l’oeuvre potentielle non matérialisée est réelle.

Le mot « nue » devient la métonymie de la seule femme de l’échiquier. La diagonale qu’elle va descendre dans l’imagination du joueur est un « escalier ». En effet, la diagonale des échecs est constituée de carrés qui rappellent un escalier. « Nue descendant l’escalier » (Marcel Duchamp 1912) est née.

Nu Descendant un Escalier
Nu Descendant un Escalier, 1912, Marcel Duchamp

Le tableau ne représente pas le mouvement réel d’une femme descendant l’escalier mais l’imagination du joueur d’échecs qui voit ses mouvements avant de déplacer la pièce. Françis M.Naumann et Bradley Bailley décrivent cette représentation imaginaire dans « Marcel Duchamp, The Art of Chess). Que « Woman Walking Downstairs », une photographie composée par  Eadweard Muybridge en 1887, lui ait servi de moyen de réaliser son tableau est évident mais l’idée vient indiscutablement de son esprit de joueur d’échecs.

Le génie de Marcel Duchamp réside en ce seul concept qu’une oeuvre est le fruit de l’imagination avant d’être un objet réalisé. La virtualité est érigée en vérité. Le monde complexe et moderne est né.  « Tout joueur d’échecs est un artiste… ». La création est virtuelle, les combinaisons imaginées avant qu’une seule en soit jouée. Jouer le coup n’a pratiquement plus d’importance, réaliser une oeuvre d’art non plus dans un monde où tout objet devient, pour l’observateur artiste, le moyen d’imaginer une oeuvre.

« Nue Descendant l’Escalier » représente les mouvements imaginaires du joueur d’échecs.

La photo de Eve Babitz et Marcel Duchamp jouant aux échecs prise par Julian Wasser en 1963 est une puissante mise en abîme de l’observateur qui imagine la Reine (Eve) jouant la dame (pièce de l’échiquier) qui va encore plus loin que le « Nue Descendant l’Escalier ».

A ce moment de l’histoire, l’art moderne est né,  l’oeuvre physique d’art devient contingente par rapport à l’imagination de l’observateur qui va lui même créer l’oeuvre à partir de tout objet. Regarder un simple verre de vin vide sur une table devient un acte artistique dès lors que l’observateur va imaginer l’oeuvre : peut-être un verre plein avec des convives riant autour ou le verre comme translucidité du désir sans substance  : plus de vin, remplissez le verre, svp !.

Le noumène artistique est né en partant de Kant qui explique déjà que la perception d’un objet dépend autant du sujet que de l’objet. De « Les rêves d’un visionnaire expliqués par les rêves de la métaphysique » (1766) à Critique de la Raison Pure (1781), Kant nous fait découvrir que c’est la vision a priori du monde qui précède l’existence d’un objet qui n’a de vie que dans l’esprit du sujet. Marcel Duchamp et les artistes de son époque se contentent de transposer le concept en art. L’oeuvre en art moderne est créée autant par le sujet observateur que par l’artiste qui ne se contente que de fournir l’objet des rêves possibles.

Photo de Marcel Duchamp par Arold Newman, 1942
Photo de Marcel Duchamp par Arold Newman, 1942

Le message est clair : le spectateur est à la fois observateur, artiste et lui-même oeuvre d’art lorsque son interprétation mentale de l’oeuvre est réussie.

Voyez-vous à gauche simplement des lignes ou voyez-vous des arborescences combinatoires,  des cheminements intellectuels, un réseau neuronal de possibilités de planification, de structures futures possibles  ?

Un ordonnanceur dans une entreprise industrielle devient artiste, dès lors qu’il doit imaginer son planning, voir ses produits et les voir dans le temps et dans l’espace avant la mise en oeuvre. 

Planifier :  c’est imaginer les possibles.

 

Un jour, un planificateur m’a dit de composer son planning mural comme une fresque pendant des jours et des nuits pour une collection de vêtements. Il les voyait, il les plaçait dans l’espace et dans le temps.  Son planning réalisé, il regardait son Oeuvre avec fierté, son planning lui paraissait beau, harmonieux et équilibré.

La relation entre l’art, les échecs et la planification est l’intuition. Sans intuition,  la création d’une oeuvre d’art, une trouvaille de la bonne combinaison aux échecs et la mise en place d’une bonne solution en planification ne sont pas possibles. L’intuition est innée. Elle ne s’apprend pas, elle  se cultive.  On apprend les règles de l’art, les échecs et à planifier. L’application de ses éléments relève d’un plan ou non. Là est toute la différence entre un créatif et un exécutant.

Fort de ses connaissances et de son expérience, un créatif pourra avancer avec son intuition, se mettre en « flow ». Le « flow » en psychologie est l’état de grâce du création : on ne pense pas, on a la sensation que tout vient à soi, on est inspiré.

Exemple de flow aux échecs
Exemple de flow aux échecs

En 2015, cette position n’avait été jouée que deux fois dans l’histoire des échecs. Le roi est en échec avec 5…Fb4+. Une fois en 1976 entre Viktor Kortschnoi et Jan Timman et une autre fois en 2015 entre Wesley So et Anish Giri.  Les blancs ont deux solutions : protéger le roi ou le déplacer. En 1976, Kortschnoi protégea son roi avec 6.Cd2. Mais en 2015, Wesley So déplace son roi avec 6.Kf1 ! ce qui est une nouveauté. Ce coup est à mi-chemin entre l’intuition pure et le plan préparé. Mais sans l’intuition et la prise de risque, Wesley So n’aurait pas gagné la partie.

Flow en musique. John Coltrane
Flow en musique. John Coltrane

Johan Coltrane était un pure génie au saxophone. Quand, il était en »flow », en mode intuition, ses improvisations enchantaient le public. Derrière cette intuition, un immense travail de préparation et d’entraînement avait été réalisé. Mais quand il le sentait, il décollait et nous emportait avec lui.

intuition_ou_rien

L’intuition devient vitale quand le nombre de choix possibles dépasse le temps de réflexion alloué.

Face des centaines de notes possibles, improviser une note en musique ne peut dépasser le dixième de seconde ! Face à des milliers de combinaisons, le joueur d’échecs doit prendre une direction en quelques minutes. Face à ces centaines de voies possibles, un planificateur doit prendre des décisions au pied levé face aux aléas et aux possibilités.

En effet, un logiciel de planification va proposer la direction générale à prendre mais les aléas (manque de ressources, pannes, absences) vont demander une adaptabilité fondée sur l’instinct, l’intuition.  En amont de cette intuition, comme pour l’artiste, le planificateur doit être capable, de rapidement se représenter une situation comme un joueur d’échecs évalue une position ou un artiste un état de son oeuvre. Se représenter une situation intuitivement, en temps réel est à l’opposé d’un plan d’action réfléchi. Contrairement à ce que l’on peut imaginer, planifier est l’adaptation permanente aux aléas qui perturbent le plan d’origine. Se représenter et imaginer une solution en temps réel relève de l’intuition et de l’instinct innés reposant sur les connaissances et l’expérience.

Planilog propose actuellement de nouvelles approches de représentations d’un planning au-delà du Gantt, proche des représentations mentales du planificateur qui a imaginé son planning avant de le réaliser. Planifier :  c’est d’abord se représenter sa manière de penser sa planification, sa façon d’ordonnancer. Pour bien planifier,  l’abstraction devient indispensable au sens de modéliser une situation. Pour cela il existe des méthodes de type lamdba calcul, logique combinatoire, calcul de prédicats et autres que nous traiterons dans un autre article.

Notre rôle est de vous apporter des outils pour vous aider à mieux représenter votre planning, votre modèle d’ ordonnancement et de planification.

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copyright Planilog, Denis Rothman 2014

L’avenir de la mondialisation : une triple mécanique économique, sociale et militaire

Planilog : L'avenir de la mondialisation

A travers les échanges avec nos clients, le concept de « mondialisation » revient souvent. Nous partageons ici quelques idées abordées.

Maîtriser les concepts de la mondialisation pour mieux s’adapter fera la différence entre ceux qui vont rester dans le passé et ceux qui vont construire l’avenir.

L’ère post-idéologique est en train de naître. Les idéologies ne répondent plus au modèles du commerce international.

Pour être un pays efficace et attractif, il faut des infrastructures : routes, voies ferrées, aéroports, usines, plateformes de services, etc.

Ces infrastructures sont ni de droite, ni de gauche; pas plus qu’une route n’est de gauche ou de droite.

Pour financer ces infrastructures, le citoyen doit contribuer quelle que soit la forme de perception : en payant à chaque utilisation d’un service ou par des taxes. Et ceci vaut pour les services au citoyen : formation, soins médicaux, sécurité (police, armée), etc.

Le périmètre des infrastructures et services est limité par la capacité du citoyen a payer. C’est tout, rien d’autre. Que le gouvernement paie à sa place, avec l’impôt, ou le citoyen directement, cela coûtera une somme x. Si le citoyen ne pas paie pas,  le niveau d’infrastructure et de services va baisser.

Si les taxes sont trop élevés, l’économie sera étouffée. Si elles ne le sont pas assez, les infrastructures en souffriront.

On voit naître ici une mécanique économique proche de celle de la mécanique des fluides en physique. 


 De même, on peut dire que la lutte des classes sur une planète qui va atteindre les 9 milliards d’individus dans quelques décennies n’a plus de sens. Il est inimaginable d’envisager de coordonner des mouvements communs dans un monde où les pays « forts » seront multiples. Quand les Etats-Unis et l’Europe dominaient le monde, quelques luttes internes avaient un sens. Dans un monde où tous les continents auront des pays forts, ce concept idéologique aura de moins en moins de sens.

Une mécanique sociale pragmatique est en train de naître, fondée sur ces concepts simples.

Une population dite « plus pauvre » n’a aucun plus levier sur le « plus riche ». Si elle  coûte trop cher, le plus « riche » ira vivre ailleurs, employer ailleurs, etc.

Le « plus riche » restera toujours dépendant du « plus pauvre » pour consommer suffisamment pour qu’il puisse être « riche ». Dans ce sens, le plus « pauvre » doit avoir un minimum d’éducation pour avoir un emploi assez performant pour consommer et être en assez bonne santé pour consommer les produits et services y compris les soins.

« Riche » désigne les personnes physiques et morales à fort revenu. « Pauvre » désigne la relation de dépendance d’une personne au travail ou aux services d’aide pour subsister au sens large.

On voit naître un paradigme social totalement nouveau. Le riche a moins besoin du pauvre pour son travail que pour sa consommation. Le pauvre a besoin du riche pour avoir un revenu.

Enfin, une mécanique policière et militaire pragmatique  en train de naître. Cette mécanique dépend des 2 premières. La policier protège les intérêts des « riches » et la vie des « pauvres » pour préserver le système.

Les pays attaquent et se défendent dans la limite de l’intérêt financier qu’il y a à faire une guerre. On va attaquer l’Irak ou la Libye car le pétrole est intéressant. La Syrie a un enjeu financier moins intéressant, on en reste là, etc. Même si l’Iran à une bombe atomique, elle n’a aucun intérêt à détruire ses pays clients qui la font vivre par les importations.

La triple mécanique économique, sociale et militaire remplace progressivement les idées par l’équilibre des intérêts. Sur une planète de 9 milliard d’habitants, ces mécaniques vont équilibrer le monde d’une manière relativement intéressante aussi bien pour les riches que pour les pauvres. Tout le monde peut y gagner.

Reste les mécaniques exogènes aléatoires : climatiques, accidents d’infrastructures humaines, etc.

L’enchaînement là aussi devient prévisible : accident -> moyens pour soigner, réparer et reconstruire donc activité économique ou paralysie au profit d’une zone concurrente.

Dans un monde aussi vaste, aussi avancé technologiquement, ce qui ne peut se réaliser à un endroit, se réalisera à un autre, mais se réalisera.

Se mondialiser va devenir une opportunité pour tous qu’on le veuille on non. La volonté individuel ou d’un groupe local n’aura que peu d’impacte à l’échelle des mécaniques de cette dimension.

En restant optimiste, tant que l’homme aura besoin de manger, de se vêtir, d’habiter un lieu, de se déplacer et de communiquer, il y aura d’autres hommes pour vendre ses produits et services. Chacun dépendra de l’autre dans une mécanique sommes toutes rassurante.

Avec un peu de recul, on peut se demander si, au-delà des mots, il en fut autrement, il y a 100 ans, 1000 ans voire il y a 20 000 ans.

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